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Internet sans pubs : bloquer toutes les publicités google


Les Agit Propalogandistes, le 05/04/2007 à 0:49 / dans : Geek Empire : Pouvoir et surveillance sur l'Ubu Web

Ubu Web

I. Bloquer les publicités sur internet

 

Bonjour à tous,

un brûlot très simple, mais urgent, pour vous expliquer quelques méthodes simples pour masquer toutes les publicités sur internet, sur les sites ou les pages de résultat des moteurs de recherche (Google, Yahoo etc.) avec les navigateurs suivants, à l'heure de la multiplication des systèmes de surveillance et de ciblage des publicités :

  • Mozilla Firefox
  • Internet Explorer 6 et 7
  • Safari


NB : Ces instruments vous permettent certes de naviguer dans un web sans agression publicitaire, mais ils ne limitent en rien la surveillance généralisée que le système commercial du web (gratuité contre publicités ciblées) implique. Pour des solutions vous permettant de naviguer sans être surveillés, sans que les sites ou les régies publicitaires ne récoltent des données sur vous, lisez notre article consacré à la vie privée.



I. MOZILLA FIREFOX : ADBLOCK PLUS ET ELEMENT HIDING HELPER


1. Adblock Plus


Vous pouvez installer sur Mozilla Firefox un "addon" (une extension qui ajoute de nouvelles fonctionnalités à ce navigateur) qui vous permet de bloquer toutes les publicités (flash) sur les sites internet et, si vous le désirez, toutes les statistiques des sites. Il s'agit  d'Adblock Plus.

  1. Sur la page « Adblock Plus » de Mozilla, cliquez sur « install now ».
  2. Redémarrez Mozilla Firefox.
  3. Si un petit écran vous proposant de vous abonnez à différentes listes ne s'affiche pas, allez sur la page des abonnements proposés pour Adblock Plus.
  4. Cherchez l’abonnement « adblock.free.fr », et cliquez sur « s’abonner à la liste complète » - ou encore, installez-la directement à partir d'ici.
  5. Redémarrez une nouvelle fois : vous naviguez dans un web anti-pub.

Désormais, plus aucune publicité flash n’apparaît sur les pages que vous visitez (avec cet abonnement, sur les sites français et américains principalement : il en existe d’autres pour les sites américains exclusivement, allemands, chinois, coréens etc.). Si jamais vous découvrez de nouvelles publicités flash ou image, vous pouvez très simplement les filtrer, en cliquant sur la petite étiquette translucide Adblock qui s’imprime dessus, dans un coin (option « étiqueter les objets »), ou par un clic droit sur la souris sélectionner "bloquer avec Adblock").


Par ailleurs, d'autres listes d'abonnement bloquent également les sites de statistiques et les régies publicitaires qui cherchent à vous surveiller, à scruter votre profil, celui de votre ordinateur et de votre navigateur, pour mieux vous connaître et mieux cibles des publicités. Encore une fois, il faut aller lire notre page consacrée à la vie privée sur internet. Il s'agit de la liste ABP tracking Filter (les sites de statistiques) et de celle de Fanboy (statistiques et régies publicitaires). Il est pourtant meilleur de bloquer leurs cookies ("tracking cookies") en refusant ceux qui proviennent de sites tiers dans Firefox ou en les ajoutant à la liste des cookies bloqués.


Faites un petit tour sur la page des développeurs, pour plus d’explications sur cet abonnement français.

 

2. Element Hiding Helper : complément indispensable d'Adblock Plus


Certains formats de pubs pourront néanmoins demeurer - pour supprimer les liens commerciaux qui passent à travers les mailles du filet, installez le supplément Element Hiding Helper, qui vous permettra de filtrer avec précision les éléments que vous ne souhaitez plus voir - liens commerciaux, offres d'emplois bidon et autres attrapes-nigauds - un blocage "à la carte". C'est très utile pour masquer les publicités discrètes, en format texte (Google AdWords etc.). La page consacrée à cet "addon" explique comment tout ceci fonctionne. Dans l'onglet "ABP" en haut à droite du navigateur, on choisit l'option "Select Element to Hide", et on choisit ce qui doit être bloqué, sur le site en question ou sur tout le web.



 II. INTERNET EXPLORER 6 OU 7 : IE7Pro

Vous pouvez installer IE7Pro, un "addon" (une extension) pour Internet Explorer 7 (et IE 6), qui permet là encore de bloquer les publicités à la manière d'Adblock pour Mozilla Firefox. Il y a beaucoup d'autres fonctionnalités disponibles, allez sur le site, tout est catalogué : blocage de pubs flash ou images, mais aussi d'éléments de la page à partir du code source de la page (balives "div" etc.) comme avec Element Hiding Helper.  Il faut faire quelques manipulations dans vos préférences, un tutorial est disponible ici, mais en anglais.




III. SAFARI : SAFARIBLOCK OU CSS


1. SafariBlock


Pour les utilisateurs de Safari, il existe un une extension similaire à Adblock Plus, SafariBlock. Vous devez télécharger  le fichier et le placer dans le dossier "InputsManager" de votre Librairie (créez-le s'il n'existe pas) dans votre Hard Drive. Redémarrez : vous devez pouvoir bloquer les images en faisant un clic droit (ou ctrl + clic), comme avec Adblock. Mais avec certaines pubs flash, ça ne marche pas encore - il faut attendre une nouvelle version.


             2. Pith Helmet


Pith Helmet est un plugin encore plus performant que SafariBlock, mais un peu plus complexe à organiser, mais tout est très bien expliqué - en anglais. Il permet de bloquer des pubs flash et images, mais aussi des éléments de scripts, entre autres fonctions.


3. Modifier la feuille de style


Sinon, vous pouvez télécharger une feuille de style css que vous placez dans le dossier "Safari" dans : home:Library:Safari (créez le dossier Safari s'il n'existe pas encore), puis choisir dans les préférences avancées : choisissez "autre" ("other") dans le menu "feuille de style" ("stylesheet"), et choisissez la feuille de style que vous avez téléchargée. Les publicités flash et images devraient être supprimées.


Allez sur le site Pimp My Safari pour d'autres extensions Safari consacrées au blocage de pubs.



Autre solution pour bloquer les liens publicitaires sur la page d'accueil et de résultats de google uniquement : dans l'url, ajouter /webhp?output=googleabout après www.google.com ou .fr. Mais ça ne bloquera que les pubs dans la page de résultats Google.


Un site très complet sur le blocage de pubs : Stratosphère.



Enfin, Geek Heaven, le prochain épisode de la série « Ubu Web / Geek Empire », proposera une réflexion sur la symbiose inédite entre le panoptique geek et les services publicitaires développés par google inc. : dans le paradis geek, à chaque coin de page, l’internaute se contemple dans le reflet commercial de ses désirs calculés par le Good Google Geek God (le Bon Dieu Neuneu).


A bientôt !

 

 

Le second volet de cette série de conseils tactiques pour naviguer en liberté, et échapper au panoptique internautique, qui scrute vos rêves et stocke vos désirs :


II. Echapper au Google Panopticon : le net sans surveillance ou quelques instruments pour rester anonyme sur internet, ne pas être fiché et spamé par les agences de pub online - celles de Google et les autres.

 

Et pour ceux qui ne seraient pas convaincus par la démarche, un socle satirico-théorique, la saga Geek Empire :


I. La parabole du Geek Emperor,

II. L'inquiétude du Giggling Google Geek,

III. Geek Democracy,

IV. Ubu-iquité du cyber-biopouvoir geek.




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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-973758@51-968783,0.html

Google, le premier moteur de recherche mondial, a annoncé, jeudi 1er novembre, une vaste alliance avec des sites concurrents de Facebook, à commencer par MySpace, le principal d'entre eux. Les éditeurs de logiciels Oracle et Salesforce.com, challengers de Microsoft, sont également de la partie.

L'alliance, baptisée OpenSocial, consiste à proposer à la communauté des développeurs informatiques sur Internet des outils leur permettant de créer des applications (par exemple, des systèmes de partage de fichiers musicaux), compatibles avec tous les réseaux sociaux partenaires. Jusqu'à présent, ils devaient écrire des programmes spécifiques pour chaque réseau. Les outils logiciels mis à disposition par Google vont leur permettre de gagner du temps et de toucher jusqu'à 100 millions d'utilisateurs à la fois.

Google espère ainsi les détourner de Facebook. Et priver ce réseau social de son principal moteur de croissance.

DONNÉES PERSONNELLES

Google, Yahoo! et Microsoft n'ont pour l'instant pas réussi à imposer leurs propres réseaux sociaux. Celui de Yahoo!, baptisé Mash, est toujours en test. Celui de Google (Orkut) ne décolle pas aux Etats-Unis. Mais pour ces sociétés qui se disputent aujourd'hui le leadership mondial pour le contrôle commercial d'Internet, l'enjeu des réseaux sociaux est considérable.

Impossible de rester à l'écart d'un phénomène qui, à en croire les experts, est en train de bouleverser notre façon de communiquer. "Les sites de socialisation rendent possibles des formes de communication reflétant de très près les interactions réelles entre personnes", selon Jennifer Simpson, du Yankee Group. "Ils permettent de rester en contact avec ses proches mais aussi d'entrer en contact très facilement avec des inconnus", selon Jaap Favier, de Forrester. Selon une étude publiée mi-octobre par le cabinet Datamonitor, les réseaux sociaux compteront 230 millions de membres à la fin de l'année.

Les trois géants du Web s'intéressent tout particulièrement aux revenus publicitaires que pourraient un jour générer ces sites. Pour l'instant, ces derniers se contentent de vendre des "bannières" publicitaires, la forme la plus basique de réclame en ligne. Mais ils détiennent une telle quantité de données privées sur leurs membres (sur Facebook, beaucoup vont jusqu'à livrer leurs préférences sexuelles et politiques), qu'ils pourraient proposer aux annonceurs des publicités extrêmement ciblées.

"Avec les liens sponsorisés de Google [mots-clés vendus aux annonceurs pour que leurs sites soient mis en valeur quand l'internaute fait une recherche], les publicités vues par les internautes sont basées sur ce à quoi ils pensent. Avec les réseaux de socialisation, ils verraient des réclames basées sur ce qu'ils sont", explique Ri Pierce-Grove, analyste de Datamonitor. Ces revenus publicitaires – moins d'1 milliard de dollars en 2007 – pourraient tripler d'ici à 2012, toujours selon Datamonitor. A en croire les rumeurs, Facebook pourrait lancer sa solution de publicité en ligne personnalisée dès le 6 novembre… Jaap Favier identifie quand même un frein majeur au développement de la publicité sur les réseaux sociaux : "C'est la protection des données personnelles. Pour l'instant, ce n'est pas encore une préoccupation majeure, mais cela pourrait bien le devenir, au fur et à mesure que monte en puissance leur exploitation commerciale."
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-973758@51-968783,0.html

Google, le premier moteur de recherche mondial, a annoncé, jeudi 1er novembre, une vaste alliance avec des sites concurrents de Facebook, à commencer par MySpace, le principal d'entre eux. Les éditeurs de logiciels Oracle et Salesforce.com, challengers de Microsoft, sont également de la partie.

L'alliance, baptisée OpenSocial, consiste à proposer à la communauté des développeurs informatiques sur Internet des outils leur permettant de créer des applications (par exemple, des systèmes de partage de fichiers musicaux), compatibles avec tous les réseaux sociaux partenaires. Jusqu'à présent, ils devaient écrire des programmes spécifiques pour chaque réseau. Les outils logiciels mis à disposition par Google vont leur permettre de gagner du temps et de toucher jusqu'à 100 millions d'utilisateurs à la fois.

Google espère ainsi les détourner de Facebook. Et priver ce réseau social de son principal moteur de croissance.

DONNÉES PERSONNELLES

Google, Yahoo! et Microsoft n'ont pour l'instant pas réussi à imposer leurs propres réseaux sociaux. Celui de Yahoo!, baptisé Mash, est toujours en test. Celui de Google (Orkut) ne décolle pas aux Etats-Unis. Mais pour ces sociétés qui se disputent aujourd'hui le leadership mondial pour le contrôle commercial d'Internet, l'enjeu des réseaux sociaux est considérable.

Impossible de rester à l'écart d'un phénomène qui, à en croire les experts, est en train de bouleverser notre façon de communiquer. "Les sites de socialisation rendent possibles des formes de communication reflétant de très près les interactions réelles entre personnes", selon Jennifer Simpson, du Yankee Group. "Ils permettent de rester en contact avec ses proches mais aussi d'entrer en contact très facilement avec des inconnus", selon Jaap Favier, de Forrester. Selon une étude publiée mi-octobre par le cabinet Datamonitor, les réseaux sociaux compteront 230 millions de membres à la fin de l'année.

Les trois géants du Web s'intéressent tout particulièrement aux revenus publicitaires que pourraient un jour générer ces sites. Pour l'instant, ces derniers se contentent de vendre des "bannières" publicitaires, la forme la plus basique de réclame en ligne. Mais ils détiennent une telle quantité de données privées sur leurs membres (sur Facebook, beaucoup vont jusqu'à livrer leurs préférences sexuelles et politiques), qu'ils pourraient proposer aux annonceurs des publicités extrêmement ciblées.

"Avec les liens sponsorisés de Google [mots-clés vendus aux annonceurs pour que leurs sites soient mis en valeur quand l'internaute fait une recherche], les publicités vues par les internautes sont basées sur ce à quoi ils pensent. Avec les réseaux de socialisation, ils verraient des réclames basées sur ce qu'ils sont", explique Ri Pierce-Grove, analyste de Datamonitor. Ces revenus publicitaires – moins d'1 milliard de dollars en 2007 – pourraient tripler d'ici à 2012, toujours selon Datamonitor. A en croire les rumeurs, Facebook pourrait lancer sa solution de publicité en ligne personnalisée dès le 6 novembre… Jaap Favier identifie quand même un frein majeur au développement de la publicité sur les réseaux sociaux : "C'est la protection des données personnelles. Pour l'instant, ce n'est pas encore une préoccupation majeure, mais cela pourrait bien le devenir, au fur et à mesure que monte en puissance leur exploitation commerciale."

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