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Les lions-sots ou la drauche décomplexée


Les Agit Propalogandistes, le 10/09/2007 à 0:07 / dans : Gauches : critique sinistrologique

    Depuis la défaite prévisible de Ségolène Royal aux élections présidentielles (voir notre rubrique consacrée à la Ve République et la Présidentielle de 2007), la chasse est ouverte au PS. Armés d’une ambition trempée d’amertume, les jeunes lions-sots n'en finissent plus de saborder leur parti moribond dont on attend désormais avec impatience l'acte de décès officiel.

Nous apprenions il y a quelques semaines par Manuel Valls que le PS avait perdu en partie à cause des 35 heures "perçu par beaucoup de nos compatriotes comme un frein à gagner plus, comme une répartition du travail qui ne correspondait pas à leur envie de travailler plus pour gagner plus" (voir notre billet Après l'ouverture à gauche de Sarko, l'ouverture à droite du PS).

Cette reconnaissance de la politique de Sarkozy n'était pas un énorme lapsus puisque, dans un autre entretien publié ce mercredi dans le Figaro, le député-maire d'Evry énonce une série de points autour desquels le PS doit organiser sa fameuse "rénovation": dire que le « travail est une valeur, que nous ne sommes pas favorables à une société de l’assistanat», "tirer le bilan des 35 heures", "être le parti de l’entreprise". Il entend également prendre des parts de marché à la droite sur le terrain de l’autorité qui est, toujours d'après notre grand théoricien, une «valeur de gauche, car son bon exercice permet de créer et de préserver le lien social".

La valeur du travail, l'assistanat, le parti de l'entreprise, l'autorité,... on aura reconnu bien évidemment dans ce médiocre catalogue les fondamentaux de la gauche...

Le député-maire PS d'Evry estime que le Parti socialiste est «au bout d’un cycle: une grande partie des idées de gauche se sont épuisées. Pour que le PS retrouve une crédibilité, il doit être porteur d’un projet vraiment différent. […] Si nous ne changeons pas en profondeur notre logiciel, nous resterons durablement dans l’opposition».

Après avoir expédié ces quelques réflexions vaseuses sur la rénovation du PS et indiqué le virage idéologique que ce dernier devait prendre, Manuel Valls finit enfin par aborder le véritable problème, celui qui l'empêche de dormir, le plonge dans un tourment proche de l'état amoureux, je veux dire sa bien-aimée le Pouvoir. Mais ne vous attendez pas non plus à une grande déclaration d'amour irrespectueuse et cavalière; Manuel Valls sait parler aux femmes, sculptant des langues de bois aussi grandes que la porte cochère du siège du PS à Solferino. Il promet ainsi un «changement à la tête du parti» ainsi que dans les «formes d’organisation et de débat pour être véritablement en phase avec les société».

Pour finir, M. Valls, passé maître dans l'art d'avertir son parti de son intention de le faire cocu, n’exclut pas de «faire un bout de chemin avec la majorité, à condition qu’elle nous entende, sur des sujets qui peuvent faire consensus» avant d'affirmer qu’il n’a pas "d’opposition de principe à des discussions de fond avec le Modem... à condition qu’il clarifie sa position vis-à-vis de la droite". Et si Manuel Valls commençait à clarifier la sienne...


Quant à l'ancien porte-parole de Ségolène Royal, A. Montebourg, autre représentant les plus en vue des lions-sots, après avoir trahi son courant qui militait pour la fin de la Ve République et l'instauration d'une VIe République, il a décidé cette fois-ci de renoncer définitivement à ses propres idées. Dans un entretien accordé samedi 11 août au Parisien, il a déclaré être favorable à ce que la France paie les vacances du Président de la République estimant qu’ "un président doit se situer au-delà des groupes de pression et des intérêts privés. Ce sont des amis multimillionnaires qui lui paient ses vacances". "Ca ne me gênerait pas que la République paie au président des vacances même chères, pourvu que ce soit aux frais des contribuables", a-t-il ajouté.

L’argument n’est pas nouveau : pour préserver l’indépendance du pouvoir politique vis-à-vis des milieux d’affaires et des groupes de pression, il est préférable de rémunérer très correctement les dirigeants politiques pour préserver ces pauvres créatures, décidément si faciles à damner, des tentations du monde. Ce type de raisonnement très technocratique peut nous conduire assez loin : pourquoi ne pas demander aux contribuables de consentir à augmenter leurs impôts pour permettre au chef de l’Etat de percevoir une rémunération digne de celle que touchent ses potes Bolloré and Co ?

Est-il exagéré, dans un système prétendument démocratique, d’attendre du Président de la République une certaine mesure ? Est-il exagéré d’espérer qu’il ne se comporte pas comme un vulgaire roi de la Grèce archaïque se faisant offrir, dans une débauche d’hybris, de somptueuses villas par ces copains milliardaires ?

Gardons-nous toutefois de pousser des cris d’indignation pétris de vieille morale ou d’émettre de fausses solutions technocratiques comme le fait Montebourg car, en réalité, le problème n’est pas là. Il y aurait un système bien plus simple et, pour le coup, plus démocratique : rendre tout l’exécutif responsable devant le Parlement, accroître les pouvoirs de ce dernier, notamment pour contrôler les dépenses de l’Elysée. Notre lion-sot de Saône-et-Loire aurait-il oublié ses fondamentaux ou se voit-il déjà, d’ici quelques années, trôner sur le perron de l’Elysée à la place de Sarko Ier ?

Que s’est-il donc passé pour que Montebourg, ancien pourfendeur du régime monarchique de la Ve république, se mette à défendre ce type de propositions sans voir que le véritable problème est d’avoir un chef de l’exécutif – Un seul, comme dirait La Boétie – dont la position même et les prérogatives exorbitantes, conjugués à l’absence de véritable contrôle démocratique, sont de nature à créer ce type de relations clientélistes ?

Continuez donc à ravaler la façade du PS, messieurs Valls et Montebourg, bientôt à force de la poncer et de la gratter, il n’en restera plus rien… et la gauche s’en portera mieux.




Mots-clés: Manuel Valls, Parti socialiste, Ségolène Royal, Sarkozy, PS, 35 heures, gauche, droite, Arnaud Montebourg, PS


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Commentaires / Gueulantes
Le 23/08/2007 - 1:54, par Jihane -
Par-delà les péripéties des lions, éléphants et autres bêtes de foire du PS, je vois mal comment rendre l'exécutif responsable devant le parlement peut apparaître comme une solution au déni de démocratie de notre régime politique? Qu'en est-il quand le parlement est composé de gens (et comment pourrait-il en être autrement, vu le système de cooptation des appareils?) qui en un certain mois de juillet (ou août...qu'importe du moment que nous sommes en vacances...) votent une augmentation de leur propre salaire de 70 % (il y a 2 ou 3 ans??), et ce alors que le salaire réel de la population est en diminutuion constante depuis 20 ans... La logique est-elle si différente?
Tout à fait d'accord pour dénoncer le bonapartisme du régime présidentiel...mais je ne vois vraiment pas en quoi le parlementarisme est une alternative... démocratique...
D'ailleurs dans les pays où le contrôle parlementaire est plus fort, en quoi "nos" chers politiciens sont-ils moins sensibles aux charmes du pouvoir (et à ceux de l'argent)? La langue est peut-être de bois, mais l'amante pour le moins entêtante...
Le 23/08/2007 - 17:33, par Nicolas -
Mais alors, Jihane, "tous pourris"?
Le 23/08/2007 - 17:47, par Nicolas -
Le député-maire PS a indiqué jeudi sur RMC Info que "l'hyperprésence" du président ne "le choquait pas."
Il y a quelques semaines, Nicolas Sarkozy estimait que Manuel Valls serait le "meilleur des socialistes" dans dix ans. "Dans dix ans, ce sera le meilleur des socialistes, mais d'ici là, ils l'auront tué." Ces propos tenus par Nicolas Sarkozy à l'égard de Manuel Valls dans Le Parisien, traduisent bien la relation et l'état d'esprit des deux hommes.
Depuis la fin de la campagne présidentielle, le socialiste s'est efforcé de porter un regard positif sur l'action du chef de l'Etat : "Nous sommes en train de sortir d'une forme d'hypocrisie où le président s'abritait derrière son Premier ministre".
Cent jours après le constat est le même : "La présidence est marquée par une hyperprésence. Cela ne me choque pas. Les Français souhaitent un président de la République très actif", a-t-il indiqué jeudi, sur RMC Info. "Cette action, cette présence correspondent à une société moderne, à une démocratie moderne même si cela change la nature progressivement de nos institutions".
Il y a quelques mois, le député-maire d'Evry se prononçait pour "un changement à la tête" du PS, "c'est incontestable et attendu par les Français. Mais cela ne suffira pas à régler nos problèmes. Il faut aussi changer nos formes d'organisation et de débat pour être véritablement en phase avec la société".
Le 23/08/2007 - 18:20, par Jihane -
En toute honnêteté intellectuelle, tu m'accorderas quand même qu'il existe une foultitude d'options politiques entre le parlementarisme et...le poujadisme!

Les turpitudes du PS sont à mon sens le reflet d'un appareil entièrement dévoué à la gestion des affaires de la bourgeoisie (et ce depuis 14..) mais qui doit sa possibilité d'accéder au pouvoir à un électorat qui ne l'est guère...d'où des prises de positions contradictoires. Pour se faire élire, il cherche à grappiller les voix populaires, puis il applique un programme qui ne l'est pas. Le seul hic: dans la dernière élection Sarkozy avec un programme ouvertement réactionnaire à rallier une partie de l'électorat populaire. D'où tout ce tintamarre autour de la "rénovation" du parti. Le PS s'interroge gravement : pour gagner les élections (car nous sommes bien d'accord, il ne s'agit pas pour le PS d'autre chose....Et mon propos de toute évidence n'est pas de dire qu'il n'existe pas d'organisations qui croient réellement dans leurs programmes...quitte à faire moins de voix..) faut-il s'aligner sur Sarko ? Si le PS avait d'autres ambitions qu'électorales, peut-être s'interrogerait-il plutôt sur le discrédit qu'il a accumulé depuis les années 80. En 81, il avait indéniablement un large soutien populaire...sur un programme, qui au moins sur papier, était autre chose que l'accord gagnant-gagnant de Royal et la fameuse valeur travail....

Pour ce qui est du parlementarisme, le récuser, n’aboutit pas nécessairement au cynisme politique. Quels sont les partis dans ce pays (et dans l’actuelle situation sociale) qui ont une chance d’être élus, et ce aussi bien aux présidentielles qu’aux législatives ? Principalement le PS et l’UMP. Si l’on en attend rien (sauf des mauvais coups bien sûr) en quoi rendre l’exécutif responsable devant le parlement changera quoi que ce soit ? Pour ma part, je n’attends pas de « démocratisation » par le biais institutionnel…ce qui ne veut pas dire que je ne crois pas possible le changement politique.
Le 27/08/2007 - 1:29, par danyboy09 -
Comme le disait si justement Coluche:
1 pour tous !!! tous pourris
Le 28/08/2007 - 9:37, par Nicolas -
Jihane,
je suis presque complètement d'accord avec ton analyse même si ton dernier argument me parait un peu spécieux; tu "amalgames" en effet la critique du régime parlementaire avec celle du mode de scrutin aux élections législatives en France. Si ce dernier est certes antidémocratique, cela ne permet pas de dire que le régime parlementaire l'est.
Le 28/08/2007 - 11:24, par Jihane -

Nicolas,

Je sais bien que tu n’es pas un tenant du « régime parlementaire » (?) à la française…
Mais admettons que l’on introduise non pas une dose de proportionnelle, mais la proportionnelle intégrale. Et ensuite ? Des petits partis écartés du pouvoir jusqu’ici entrerons à l’Assemblée. Fort bien, ce serait minimal. Ils pourraient proposer des lois…sans pour autant les faire voter….parce que trop minoritaires. Il me semble qu’au mieux, ils pourraient se servir du parlement comme d’une tribune. Ce n’est certes pas négligeable…mais ça ne changerait pas grand-chose quant au fond.

Pourrait-on envisager un réel contrôle parlementaire sur l’exécutif ? Prenons l’exemple de la démocratie athénienne, qui de ce point de vue est ce qu’il y a de plus achevé : après avoir été en fonction les bouleutes devaient par exemple rendre compte de leurs mandats devant l’Ecclésia. S’ils n’avaient pas respectés leur mandat (à l’époque pas de possibilité de détourner de l’argent public…puisque leurs charges étaient à leurs frais) ils étaient frappés d’ostracisme. Très bien. C’est infiniment plus démocratique. N’empêche que le système démocratique athénien était quand même aux mains de l’aristocratie. Bref, même avec un fonctionnement plus démocratique…la forme politique ne permettait pas de résoudre la question de fond : la question sociale (qui déterminait du même coup la nature sociale de la dite démocratie). Or qu’est-ce qu’une démocratie reposant sur l’exclusion politique du plus grand nombre ? Je ne parle seulement du droit de vote, mais de la participation réelle de la population aux affaires publiques. C’est pour moi, là, que se situe le nœud du problème.

Or comme tu l’évoquais par ailleurs, la forme institutionnelle ne peut pas être coupée de la politique concrète menée. Si la droite et ses amis de gauche mènent une politique au service du patronat, et ce aussi bien à l’assemblée qu’au gouvernement, que gagnerait-on à un système plus « démocratique » dans sa forme ? Certes, Sarkozy (et sa tendre et douce) ferai(en)t moins le(s) fanfaron(s) sur toutes les chaînes de TV et dans la presse. Mettons même que des types comme Chirac ou Tibéri auraient été déboutés…mais cela se serait-il fait au service d’une AUTRE politique ?

De plus cela demande de s‘interroger sur les valeurs de la constitution (je pense en particulier ici à la question de la propriété privée). Passons sur la « nôtre », je sais que tu n’es pas un grand admirateur de la Ve…mais mettons qu’une nouvelle constitution voit le jour permettant un « contrôle » parlementaire, une réforme institutionnelle, etc. Bref, un mieux institutionnel. Et ensuite ? Imaginons un instant (je sais que par les temps qui courent…ça fait presque utopiste) qu’un authentique réformateur arrive à la tête de l’exécutif. D’après toi, à quoi pourrait servir le parlement ? Si l’on suit l’exemple du Chili de 70 à 73, la chambre a été le principal lieu où l’opposition à Allende s’est organisée…pour ensuite mobiliser la population (et les milices « Patrie et Liberté » par la même occas) en dehors de ses murs…le parlement, pas franchement garant de la démocratie… Soyons fous, imaginons même que l’exécutif ET la chambre soient dominés par des réformateurs…reste que toute une partie de l’Etat est non éligible (et le haut commandement militaire en particulier…voire aussi le Chili de 73). Mais avant d’en arriver il existe de toute façon plusieurs verrous. Il me semble que si la bourgeoisie peut s’offrir le luxe d’une vitrine démocratique (avec TOUTES les limites que l’on sait) c’est précisément parce qu’elle est assurée que son pouvoir n’est pas remis en cause de ce fait. Si la situation sociale changeait radicalement (sans cela je ne vois même pas comment penser à des réformes institutionnelles, une évolution de la composition de la chambre ou de l’exécutif…) il me semble que les partis qui sont les commis de la bourgeoisie s’arrangeraient pour faire voter par exemple un nouveau découpage des circonscriptions (pourtant il n’a déjà rien de démocratique), une augmentation du nombre de grands électeurs dont on doit obtenir la signature pour être candidat, etc, etc…et si tout cela ne suffisait plus, on supprimerait tout simplement les libertés démocratiques. En gros la démocratie (formelle) n’est possible dans un régime capitaliste (ou de classes plus généralement) que parce que la démocratie (réelle) n’est pas…

Mais faisons preuve d’imagination. Mettons que des « réformateurs » arrivent au pouvoir. Pas de réformes possibles…sans en passer par la lutte de classe. Imagine l’Assemblée qui décrète par exemple l’interdiction des licenciements pour les entreprises qui font du profit. Ils la vote. Le Sénat aussi (tu avoueras que ça paraît peu crédible quand même). Et bien, dans les semaines qui suivent, les patrons lock-outs leurs boîtes. La police garante de « l’ordre publique » et la justice garante « de la liberté du travail » (entre autre petites merveilleuses libertés que garantit le droit du travail) se mettront en action…Bref, le vrai visage de l’appareil d’Etat, en période de luttes, se fera voir. Et la question de la liquidation de l’appareil d’Etat sera à l’ordre du jour. Mais je te l’accorde, aucune lutte actuellement en France, ne met cela à l’ordre du jour…Donc doit-on pour autant se contenter d’un régime présidentiel ayant de fortes allures de monarchie ?

Je ne suis pas partisane du programme intégral (soit on lutte aujourd’hui pour abolir les classes sociales, soit…je reste dans mon canapé…) mais c’était pour dire que tant que l’on ne changera pas le régime social et économique…lutter pour des réformes de l’Etat me semble…sans lendemain. Et du même coup, donner des perspectives « réformatrices » à des luttes me semble...être une impasse. D’ailleurs, je suis prête à mettre ma main au feu que parmi les gens qui sont les plus friands de telles réformes, si des questions sociales étaient posées en parallèle…se trouverait une foultitude de partisans d’un régime fort…Ce qui ne veut évidemment pas dire que si demain la population se mobilise pour de telles réformes (mettons une Constituante par exemple), je ne serais pas dans la rue…mais je pense pouvoir dire d’avance que si dans une telle mobilisation on s’arrêtait aux portes du pouvoir, on n’aurait rien gagné de substantiel….et si l’on ne s’arrêtait pas là, la question institutionnelle ne se poserait plus du tout dans les mêmes termes (schématiquement, à un parlement démocratique…on opposerait le contrôle de la population sous des formes organisées). Encore une fois, pour moi, le type de régime politique dans lequel on vit et milite n’est pas indifférent (dire l’inverse me semblerait du plus grand mépris pour tout un tas de militants ici et là) mais plutôt comme conditions de la lutte à mener qu’autre chose…sans pour autant penser que ces conditions nous sont « garanties ». Cela étant, pour ce qui est de la France, aurait-on un régime parlementaire plutôt que présidentiel, le rapport de force serait-il amélioré pour autant ?

Pour finir, il ne s’agit pas d’un point de vue « économiste ». Bien sûr, je pense que des luttes politiques sont nécessaires (et pas seulement économiques)…mais pas celles qui auraient pour débouché un régime parlementaire bourgeois…

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