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IV. Ubu-iquité du cyber-biopouvoir geek - L'Empire Google


Les Agit Propalogandistes, le 12/03/2007 à 0:08 / dans : Geek Empire : Pouvoir et surveillance sur l'Ubu Web

Geek Empire

IV. L’Ubu-iquité du cyber-biopouvoir geek


À l’origine, le labeur incessant des deux fondateurs de Google était animé par un rêve : apporter gratuitement aux habitants de la planète entière toutes les informations disponibles sur le web, à l’aide d’une technologie simple et agréable, rapide et efficace. Nouvel élan d’un humanisme paradoxalement babélien, porté par une révolution technologique aussi importante (si ce n’est plus) que l’imprimerie, optimisme geek d’une humanité unie dans la cacophonie, bras d’sus bras d’sous, partageant un savoir universel et éclaté… Une candeur qui élude la question des luttes entre ces informations multiples et conflictuelles, et surtout le problème de la situation de ces technologies (produites par et émises depuis les pays riches), de l’accès ségrégué et de la participation inégale à cette sphère, les pays pauvres ne pouvant contribuer et conquérir une vraie place dans la toile, et devant de toute façon pour ce faire se plier au régime technologique et linguistique imposé de fait – doucement, sans contrainte ni répression – par les démiurges de l’internet et de l’informatique. Sans compter les situations où, certes l’internet se développe, mais où les pouvoirs centraux contrôlent les informations consultables par une surveillance minutieuse de l’information et une censure alerte de la dissidence. Google, comme tous les autres moteurs de recherche, n’a guère hésité à se plier aux exigences de l’États chinois – Sergey Brin a tout récemment déclaré, la larme à l’œil, que cette affaire avait « nui à l’image » de google. Que cela ait éventuellement nui à la liberté d’informer en Chine, notamment en cette période de démultiplication de la corruption, de répression de révoltes dans les campagnes, dans les mines ou dans les villes face aux conditions de travail ou aux expropriations massives, il ne semble pas qu’il en soit tellement préoccupé – ce n’est pas son problème. Ce n’est pas sans un brin de mélancolie que l’auteur de ces lignes, également génial portraitiste du simple geek demeuré innocent derrière l’armure impériale, a dû se faire à l’idée qu’il existait un cynisme geek. À moins que le geek ne soit qu’un mythe… 

Depuis que google est un business, trois directions ont guidé les avancées de l’entreprise. D’abord le développement de moteurs de recherche spécifiques, multipliant et spécialisant les médias : les cartes, avec G(oogle) Earth et G. Maps (Cartes), les images avec G. Images, les vidéos avec, depuis peu, YouTube, les livres numérisés avec G. Books (Livres) et Scholar (Recherche). Ensuite la création de nouveaux services et logiciels destinés à l’organisation personnelle (vie, travail, loisirs, pensées, imaginaire) : G. Calendar (Calendrier), Picasa vous permet de poster vos photos en ligne et de les partager, Blogger vous permet de bloguer et de partager vos pensées, votre vie quotidienne etc., Gmail de communiquer, G. Checkout de centraliser vos achats sur différents sites commerciaux… Ces logiciels/services sont systémiques, interactifs et branchés sur internet : ils peuvent fonctionner ensemble, en partageant et faisant circuler les données remises par l’utilisateur et en étant constamment nourris par leur connexion au web. Enfin, les impératifs matériels de l’entreprise (retour sur les investissements et financements offerts par les premiers soutiens, structuration et croissance de l’entreprise, recherche et développement) et le potentiel immense que représente la plateforme et ses instruments de sondage constant du web pour le marketing sur internet, ont amené l’entreprise à concevoir des outils publicitaires révolutionnaires, la source principale de revenus de google (qui vient de battre son propre record de profits pour le 3e trimestre 2006, avec plus d'1,62 milliards de dollars, dont plus d'un milliard grâce au programme AdSense chargé de générer les pubs). 

Ces trois axes de développement (multiplication spécialisée du moteur de recherche, nouveaux logiciels et services et nouvelle technologie publicitaire) ne sont pas conçus pour être indépendants : l’objectif de google, c’est d’optimiser leur interactivité et leur « interinformativité ». Les fonctions sont interdépendantes, et les informations livrées circulent entre les différents outils : ce réseau logiciel est parcouru par la sève bio-data-graphique du client. Comment cela fonctionne-t-il ? Imaginons un voyage conçu en ligne avec ces différents instruments : les informations livrées dans le calendrier (date de départ, destination, nombre de personnes) pourront être utilisées pour faire une recherche sur G. Earth, permettant de tracer un itinéraire de visites, de ballades et de loisirs, et de repérer les infrastructures et les services touristiques locaux (hébergement, restauration, shopping) indispensables à tout séjour. La confection virtuelle du voyage devient ainsi un aller-retour entre le futur voyageur et le web, par l’intermédiaire de google, qui en croisant ces données pourra proposer une offre publicitaire ciblée répondant aux besoins exprimés. G. Scholar participera à la préparation et à la narration du voyage, en offrant un bagage culturel minimal. Avec G. News (qui vient d’être condamné par la justice belge) grâce auquel on pourra connaître la situation politique du pays. G. Checkout permettra de faire toutes les réservations en ligne, ainsi que les achats futurs sur place. Pendant le séjour ou une fois rentré, le voyageur pourra rester en contact avec la famille et les amis grâce à gmail, tout raconter et fixer sur son blog, poster des images et des vidéos pour ses amis, et construire ainsi une expérience multisensorielle et instantanément mémorisée de son voyage. G. Earth proposera de scruter les environs en temps réel, pour la météo, mais pourquoi aussi pour voir les menaces environnantes (insécurité, violences, terrorisme ?) – ce service a semble-t-il permis à des combattants irakiens d’attaquer des bases militaires britanniques dans la région de Bassora. Nous reviendrons ailleurs sur ce qu’implique une telle collusion – toute nécessaire qu’elle soit, mais c’est ainsi que fonctionne le pouvoir – entre google et les autorités militaires (mais aussi la NASA, pour cartographier la lune et Mars) et les menaces qu’elle représente.

 

Petite digression sur l’avènement de la Geek Civilization

Je me permets de faire une petite digression sur cet exemple du rapport à la mémorisation / fixation du voyage, et plus généralement de toute expérience, grâce aux logiciels et services proposés par google. Dans cette médiatisation immédiate, dans cette virtualisation de l’expérience, il y a la recherche paradoxale d’une plénitude immortelle du passé – à distance de soi mais toujours à disposition. Utopie qui vient à exister dans le monde virtuel, à l’abri des fictions du récit, des déceptions du souvenir et des défections des supports désuets (papier, photo, pellicule). Nul temps pour laisser l’expérience mûrir et s’altérer poétiquement en souvenir, tout est directement stocké, en flux mémoriels tendus, dans cet agenda/bureau/journal second. « Backup » narcissique, disque dur de secours contenant le passé exactement documenté de l’être, l’urgence et la pérennité se fondant en un seul geste. Nous sommes au-delà de la dichotomie oralité / écriture : la fixation multimédiatique est en train de faire advenir une civilisation nouvelle – un nouveau rapport à l’expérience, au sensible, au passé, au monde et à soi. L’homme sera désormais dans une sorte d’auto-heuristique constante, sommé de tout consigner, de ne rien laisser dépérir, pour toujours pouvoir tout retrouver intact. 

« J’aime me rappeler les choses à ma manière » dit le saxophoniste campé par Bill Pullman dans Lost Highway de David Lynch, aux flics qui lui demandent s’il filme ses soirées. D’aucuns me taxeront de passéisme, d’antimodernisme, de vain attachement à des formes vétustes : on n’arrête pas la marche du progrès – je rétorquerai à cet argument superficiel une boutade : pourquoi l’encenser si c’est une fatalité ! Aucun mérite, vraiment ! Soyons plus stoïques : ce qui doit être ne devrait pas nous terroriser ni nous remplir de joie ! Non, moins sarcastiquement, je ne condamne pas l’avènement de cette nouvelle civilisation, ni ne m’y oppose ; je dresse simplement l’inventaire de ce qu’elle évacue brutalement d’habitudes, de traditions porteuses de sens et de beauté, de fructueuses incertitudes. Ce nouveau règne de l’efficacité ne condamne pas toute fragilité poétique à disparaître. L’histoire, même celle de la mémoire, n’a pas de fin, n’en déplaise à Fukuyama, et toujours l’humanité accouchera de ruses nouvelles pour s’approprier et détourner les nouvelles technologies au profit d’une ouverture des possibles, et contre l’aliénation. 

Il ne s’agit pas de plaider pour un conservatisme ; il est juste sain d’aiguiser la lucidité de son regard, parce que l’avènement de toute nouvelle technologie s’accompagne toujours d’un deuil, et jamais un geek ne saurait cacher cette dimension du progrès technique. Ce ressassement, la tautologie comme meilleur argument (« C’est comme ça, alors accepte que ça soit comme ça »), on y a droit sans repos : à propos de l’Europe, de la mondialisation, des retraites, des 35 heures… Suffit ! De tels discours – cette propagande – aimeraient prétendre amputer toute nouvelle technologie de son logos, de sa mythologie – la rationalité, la langue et l’imaginaire qu’ils confectionnent pour la camoufler en nature ou en nécessité – et ce qu’elle porte de destruction, de mise à mort, d’oblitération. Mystification idéologique qui, pour valoriser le progrès, est obligée de le réduire à sa dimension technique et utilitaire. Tant que Google n’écrira pas l’histoire… Malheureusement, l’histoire s’écrit aussi au présent, c'est-à-dire qu’il faut se soucier de notre actualité pour que nous participions à son écriture. Tâche de l’intellectuel, du militant ? Il lui revient de partager ses soupçons pour éveiller chez ses concitoyens, chez ses frères les mêmes soucis.


Scruter l’âme, stocker l’homme, virtualiser la vie

Mais ce n’est pas l’objet de ce brûlot. Je reviens à la question de la concentration de toutes ces informations par google. Le principe du commerce d’informations entre l’entreprise et celui qui utilise ses services et logiciels est fondé sur un échange bancal : l’utilisateur donne des informations à google et reçoit en retour des informations venant du web. Le problème, c’est que google ne se contente pas d’être une interface, l’entreprise stocke ces données dans ses databases, en vue d’autres utilisations. Elles seront conservées jusqu’en 2038 ! Plus l’offre de services est diverse, plus elle impose à l’utilisateur de diversifier les informations remises, de telle sorte que l’entreprise réussit ainsi à collecter une masse impressionnante de données et de coordonnées, livrées volontairement par un client qui veut que google le connaisse mieux. La condition de l’efficacité des services proposés par google, c’est la connaissance du client, dans les moindres détails. Toutes les informations remises sont, ou peuvent être analysées pour mieux satisfaire les besoins du client – les « besoins » tels qu’ils sont conçus par les marketeurs-sociologues-psychologues qui décortiquent ces bases de données. Le geek cyber-biopouvoir scrute et surveille pour mieux servir les intérêts de l’internaute. Celui-ci découvre des produits geeks qui se révèlent tout à fait utiles, et de plus en plus nécessaires dans sa vie quotidienne. Pourquoi ne pas devenir petit à petit, grâce à une rupture tranquille, geek à son tour ?

Ces outils sont utiles et nous rendent la vie plus facile : pourquoi pas ? Devenons tous geek, si c’est pour notre bien. Google admet clairement, mais sans préciser comment, utiliser les données fournies pour améliorer ses produits, et quelle entreprise ne le ferait pas ? C’est le principe du service après-vente, des enquêtes de satisfaction, moteur de l’amélioration des biens et services proposés. Récemment, Aol a posté sur son site les listes de recherches par mots-clés de quelques 600.000 usagers. La liste était en fait destinée aux chercheurs d’aol, pour des analyses dont on peut aisément imaginer l’objectif : comprendre comment naviguent les surfeurs, comment ils cherchent et trouvent des informations, selon quels schémas, quel est l’impact des publicités proposées etc. Tout ça pour améliorer les services proposés, comme le font toutes les entreprises qui en ont les moyens. On ne connaissait pas l’identité de chaque surfeur, mais on avait accès à la liste de leurs recherches sur internet par le biais du serveur aol. Le New York Times en a choisi un, une personne qui faisait des recherches sur des maladies, et sur des listes de mots-clés tels que « célibataires de 60 ans » et « chien qui fait pipi partout », a réussi à déterminer son identité (une dame de 62 ans, habitant en Géorgie). On sait que grâce à la « géolocation », on peut aisément trouver la location géographique de quelqu’un à partir d’une adresse IP – ce n’était même pas la peine en l’occurrence. Sommes-nous prêts à accepter que Google Inc. dispose de toutes ces informations sur nous ? Le gouvernement américain n’a-t-il pas fait pression, en vue d’une loi pour prévenir la pédophilie sur internet, pour que google inc. remette les listes de recherches de centaines de milliers de surfeurs et des centaines de milliers d’url ? yahoo, aol, msn ont tous abdiqué. Google Inc. a résisté un peu, puis a livré 50.000 url aux autorités américaines. S’ils ont résisté, c’est parce qu’ils veulent préserver leurs usagers et clients – c’est naturel, et peut-être même au nom du respect de la vie privée. Argument plus convaincant, il s’agissait d’éviter les effets négatifs en terme d’image engendrés par une délation massive. Dès lors, ne peut-on pas imaginer qu’il y ait éventuellement, aujourd’hui ou demain, des échanges en douce entre ces entreprises et le gouvernement américain, notamment dans la conjoncture géopolitique actuelle ? Tout le monde serait gagnant, discrètement, et pour le bien de tout le monde.

 

Une petite synthèse en guise de conclusion provisoire et, j’espère, hallucinatoire – chers lecteurs, LI-SEZ-MOI et ne laissez pas advenir cette fable digne de la plus déjantée des théories de la conspiration ! Optez pour la bonne prophétie !

Google Inc. constitue un service intégral, absorbant et distribuant à chacun les informations présentes dans le cyberespace, et par son biais le monde qui y est connecté. Le Geek Empire Inc. est un système omniscient et omnipotent : il sait tout, donne accès à tout (dans certaines limites), peut tout et, pour mieux nous servir, veut tout savoir sur nous. C’est son ubu-iquité. Cet assemblage inédit de savoir, de pouvoir et de services, avec toutes les menaces qu’il représente, se rapproche de la figure du Panoptique, où d’un point central on peut tout voir sans être vu, à cette différence significative près : contrairement au modèle de Bentham, le cyberclient ne doit pas se savoir surveillé. « Tout ce que nous faisons est en cohérence avec notre mission : aider à organiser l'information et la rendre accessible et utile à tous. Le but de Google, c'est de masquer une complexité technologique inouïe derrière des applications extrêmement simples à utiliser. » (interview de David Lawee, directeur marketing monde de Google Inc, 19/01/2007). Que le Geek Emperor vienne à considérer qu’il peut améliorer l’humanité, et qu’il est en droit de le faire puisque ses intentions sont bonnes et que le pouvoir séculier et la société civile l’y encouragent… ou plus simplement, confiant en la liberté des êtres humains, et aveugle au pouvoir d'une technologie devenue indispensable… ou enfin, plus banal encore, qu’un événement quelconque vienne le destituer, ou même qu’un Iago s’infiltre au sommet de l’Empire pour le conseiller et l’orienter, en prétextant la lutte contre un ennemi quelconque… il n’y aurait alors plus qu’un pas de l’ubu-iquité à l’intégration symbiotique de l’Empire geek et d’autres pouvoirs politiques.

D’ici là, d’ici jamais peut-être ? l’Empire geek a d’autres objectifs. Cyber-biopouvoir œuvrant à l’édification de ce grand service public qu’est la société de consommation et de loisirs (sans elle, c’est le nihilisme et le chômage, les deux coûtant très cher), il se peut bien que pour qu’il advienne dans toute sa splendeur, pour que, d’Empire, il devienne Geek Heaven (Paradis geek), l’Empereur geek ait besoin de façonner un homme nouveau… le Geek Nouveau, the New Geek, the Cyber Geek. À consacrer ainsi des heures à t’informer, cher lecteur, sur Agit-Log, je me sens moi-même devenir un peu geek, et même un peu neuf, ou peut-être en fait moins ringard… quelle triste ILLUSION !

Et TOI, lecteur averti, ta vigilance héritée d’une éducation jetée aux mêmes poubelles que feu la civilisation contemporaine, te préserve-t-elle d’une telle mutation à l’ère cyber et web ?

À bientôt !



Les épisodes précédents :


I. La parabole du Geek Emperor,

II. L'inquiétude du Giggling Google Geek,

III. Geek Democracy.


Une nouvelle série de brûlots pour demeurer libre ! LIBRE ! sur l'Ubu Web :

I. Naviguer sans pub(u),

II. Echapper au cyberpanopticon.






Mots-clés :   Ubu Web databases / bio-data-graphie cyber-biopouvoir / cyberpouvoir / cyberpanopticon– Geek Heaven (Paradis Geek) – New Geek / Cyber Geek (Nouveau Geek / Cyber Geek) – Google Empire (Empire Google)


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Commentaires / Gueulantes
Le 22/02/2007 - 18:12, par Jedediah -
Chers lecteurs, beaucoup d'entre vous me font part de leurs doutes quant à la nécessité d'un tel combat contre l'empire google - je le vois notamment à la masse impressionnante de commentaires que vous laissez sur notre site.

Pour vous donner un aperçu de l'ingénuïté sur laquelle l'Empire google Inc. compte pour se développer, je vous propose, ci-dessous, la retranscription d'un échange avec un certain Guillaume, qui anime un site consacré entre autres à la fascination pour le Geek Emperor. C'est un peu corsé, mais que voulez-vous, il faut combattre le geek par le feu !
Le 06/03/2007 - 13:02, par Agit-Log -
1. Premier commentaire, samedi 17 février 2007, suite au billet figurant à l'adresse suivante :

http://www.bizetfamily.net/index.php/2006/03/23/77-google-l-empire-sur-internet#c7819

Ca ne vous dérange pas de faire de la pub aveugle pour Google, sans vous interroger sur ce que cette collecte inédite dans l'histoire humaine de données sur les individus pose comme problèmes - vie privée, liberté, surveillance généralisée ?

Pour remuer un peu vos méninges : notre site politico-satirique : http://agitlog.zeblog.com - la série des Geek Empire / Ubu Web. Ca pourrait vous intéresser...

A plus, Agit-Log
Le 06/03/2007 - 13:02, par "Guillaume" -
2. Le même jour, par Guillaume :

Bonjour Agit-Log,

Non ça ne me dérange pas puisque ce n'est en aucun cas de la pub mais seulement un constat !
J'ai listé dans ce billet seulement une partie des services que Google mets à la disposition du public. Je me permets juste de vous signaler qu'en conclusion j'émets un avis relatif Google développe de plus en plus de services pour, selon ses propres termes, organiser l'information mondialeEt pour moi effectivement organiser l'information mondiale c'est aussi en récupérer une partie à son profit, mais ce n'est pourtant pas pour cela que je vais en faire un foin !!! Libre à chacun d'utiliser ou non ces services.

Dernière chose, ne vous inquiétez pas pour mes méninges elles se portent très bien ;)
Je qualifierais plus votre site de réac et non de politico-satirique comme vous l'indiquez, mais ce n'est qu'un avis personnel et il ne concerne que moi

Bonne continuation
Le 06/03/2007 - 13:02, par Agit-Log -
3. Mercredi 21 février, Agit-Log :

Oui... ça doit être "réac" de mettre en garde contre la surveillance sur internet... Et évidemment, étaler une liste de services, c'est "neutre". Si vous n'avez pas la patience de lire les articles de notre site, peut-être que quelques articles sur Google Earth et l'Irak, Google et le gouvernement américain faisant des recherches sur la pédophilie, ou encore AOL et les 600 000 listes de recherches individuelles faites par des usagers postés sur leurs sites, ou encore Google et Yahoo et la Chine... Vous les trouverez tous sur Agit-Log (et pas sur "Bizetfamily", malheureusement). Ce n'est pas réac de dénoncer les vices, les problèmes posés par les nouvelles technologies, mon vieux. C'est de la vigilance - libre à chacun d'utiliser tous ces services : évidemment. Mais libre à Google de stocker des informations aussi variées sur ses utilisateurs, sine die ? Je vous trouve très naïf de qualifier cela de "réac". Et bien cavalier de prétendre présenter les services de Google sur votre site sans informer vos visiteurs sur ce que ces services imposent à leurs utilisateurs, notamment en terme de vie privée.

Question de style : évitez les redondances (ce n'est qu'un avis personnel + il ne concerne que moi). Question de logique : votre avis ne concerne pas que vous puisque vous le partagez sur votre site. Question de stratégie : évitez de balancer des propos tels que "réac" à des personnes qui font un effort critique hors de portée de votre intellect. Lisez, réfléchissez un peu, et ensuite vous n'aurez plus besoin d'écrire des âneries telles que "réac".

C'est n'est PAS qu'un avis personnel, au contraire je souhaite le partager, en invitant ceux qui perdent leur temps sur ce site à consulter mes articles sur l'Empire google : http://agitlog.zeblog.com/c-geek-empire-pouvoir-et-surveillance-sur-l-ubu-web

À bon entendeur, salut !

Le 06/03/2007 - 13:03, par "Guillaume" -
4. Réponse de Guillaume, le jour même :

Bonjour Agit Log,

Contrairement à ce que vous prétendez, j'ai pris la patience de lire les articles que vous citez et c'est à la fin de cette lecture que je me suis permis de vous qualifier de "réac" et j'ajouterais même provoquateur, ce que l'on note d'ailleurs très bien dans le ton de votre réponse à mon commentaire.
Quand vous écrivez : "Question de stratégie : évitez de balancer des propos tels que "réac" à des personnes qui font un effort critique hors de portée de votre intellect", c'est sur ce genre de phrase que je pense que vous êtes effectivement réac et provoquateur, et pour ce qui est du "hors de portée de votre intellect" vous n'en savez strictement rien, mais par contre vous avez un sacré égo.

Vous prétendez que je suis "cavalier de prétendre présenter les services de Google sur (mon) site sans informer (mes) visiteurs sur ce que ces services imposent à leurs utilisateurs, notamment en terme de vie privée." Avant d'utiliser tel ou tel service c'est à chacun d'en détailler les conditions particulières d'utilisation notamment en terme de vie privée et c'est donc en conscience que chacun utilisera ou non ce service. Je ne suis pas là pour jouer les papas fliceurs et informer le monde entier de tous les vices cachés que recèle Internet et les firmes comme Google. Heureusement d'ailleurs, car je n'aurais pas assez de temps et des personnes comme vous le font très bien sur leur site même si je n'apprécie pas particulièrement la manière.

Le but de mon billet était seulement d'informer des services que Google mets à la disposition de chacun et non de détailler dans les moindres détails chacun de ceux-ci.

"Question de logique : votre avis ne concerne pas que vous puisque vous le partagez sur votre site". Et justement si! Ce que j'écris ne concerne que moi, tout simplement parce que c'est MON avis et que les lecteurs de ce blog ne sont pas forçés de le partager.

"Lisez, réfléchissez un peu, et ensuite vous n'aurez plus besoin d'écrire des âneries telles que "réac"." Pour commencer j'écris ce que je veux et ce que je pense, et pour finir si ce n'est pas l'image que vous souhaitez donner de votre site alors changez le ton et la manière d'écrire, et ça encore une fois cela n'engage que moi, puisque c'est comme cela que je vous ai perçu.

A bon entendeur ...

Le 06/03/2007 - 13:03, par Agit-Log -
5. Dernière réponse en date, ce jeudi 22 février

Bon, je n'aurais pas dû être agressif, mais en même temps, me faire traiter de réac sous prétexte que je me soucie des conséquences du développement de google Inc. (et des autres), c'est assez insupportable.

D'autant plus que votre seul argument (Avant d'utiliser tel ou tel service c'est à chacun d'en détailler les conditions particulières d'utilisation notamment en terme de vie privée et c'est donc en conscience que chacun utilisera ou non ce service) ne marche pas. D'abord, sincèrement, lisez-vous systématiquement les pages et les pages de ces textes ? Je ne pense pas que ce soit le cas. Or, il le faudrait - et ne pas se contenter de survoler, mais de scruter avec un regard critique (c'est ce que mes articles proposent). Avec un tel regard, on se rend compte que google Inc. ne dit RIEN de ce que l'entreprise fait avec les données qui lui sont remises, n'insiste pas sur le fait qu'elle les conserve ad vitam aeternam.

C'est là qu'il y a un véritable PROBLEME : de quel droit conservent-ils ainsi des informations (que ce soit celles qu'on leur remet "librement" ou la mémoire cache, par exemple), et quels dangers est-ce que ça représente dès l'instant où l'entreprise concentre des informations aussi diverses que, évidemment le prénom, le calendrier, les numéros de compte (google checkout), la vie intime (blogger), les voyages (via Earth), le mail et son contenu (gmail scrute les textes des mails pour en déterminer le champ lexical et proposer des publicités ciblées en fonction) etc etc.

Papa flic ? il ne s'agit pas de devenir un flic, mais au contraire d'être le moins surveillé possible ! Ne pas se soucier de ce que google fait avec nos données ? C'est IRRESPONSABLE, mon vieux, mais bon, ça, c'est une question de culture historique et politique. On peut n'en avoir rien à faire, très bien. Il peut ne rien se passer (sauf de plus en plus de publicités ciblées). Les exemples mentionnés dans mes commentaires précédents (censure du moteur de recherche en Chine, travail avec le gouvernement anglais et américain pour flouter les zones sensibles - bases militaires etc. - en Irak sur google earth, recherches du gouvernement américain sur la pédophilie, travail avec la NASA pour cartographier la lune et Mars) indiquent bien l'intérêt que toutes ces données représentent pour les Etats. A vous de vous laisser surveiller par une entreprise aussi puissante. Mais ne laissez pas les autres tomber dans le panneau sans en connaître les conséquences - puisque vous décidez de donner votre avis sur la question.

Tout CITOYEN devrait être VIGILANT, et pour cela, il faut l'INFORMER. Présenter les services de google sans réfléchir à tout ce que je viens de dire, et que je développe sur mon site, ce n'est pas être neutre. Il n'y a pas de neutralité lorsque l'on présente des services : on choisit de présenter une chose, mais on omet d'en dire une autre. Votre pseudo-objectivité contribue à la passivité ambiante face aux menaces représentées par l'Empire google.
Le 15/03/2007 - 12:26, par Agit-Log : la pression a fini par payer ! -
Google vient de revoir sa politique vis-à-vis de la vie privée des utilisateurs de son moteur de recherche : les données seront toujours stockées (pour les recherches du groupe, ses statistiques etc.) mais rendues anonymes au bout de 18 ou 24 mois.

Cf. l'article du monde :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-883249@51-837044,0.html

Encore une fois, c'est une pression politique - celle notamment de la directive européenne du 15 mars 2006, rendant illégal le stockage de données au-delà de 24 mois.

Plus d'informations dans un prochain brûlot.

Comment faire en sorte que DE TOUTE FACON, GOOGLE INC NE PUISSE PAS SCRUTER ET STOCKER VOTRE NAVIGATION ?

Ici : http://agitlog.zeblog.com/158956-scroogle-customize-google-l-39-ubu-web-sans-surveillance/

Ciao !
Le 16/03/2007 - 23:49, par Agit -
Le 11/10/2007 - 16:45, par Police surveillance -
Bientôt des pigeons mécaniques pour surveiller les manifs :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3208,36-965719@51-956422,0.html

L'oiseau, une "mouette" de 1 mètre de large et 60 centimètres de long, baptisé "Elsa". Ainsi décrit, le projet Engin léger pour la surveillance aérienne (ELSA) tient la vedette sur le stand de la police au salon Milipol consacré à la sécurité intérieure des Etats qui s'est ouvert à Paris, porte de Versailles, le 9 octobre. C'est un tout petit drone, muni d'une caméra, pas plus lourd qu'une bouteille d'eau, qui pourrait équiper, à terme, la police nationale pour surveiller à distance villes et quartiers.
Le 12/10/2007 - 13:21, par N'oublions pas que nous sommes aussi de plus en plus surveillés dans la rue ! -
Michèle Alliot-Marie veut tripler le nombre des caméras de vidéosurveillance en France d'ici à la fin 2009, ce qui pourrait porter leur nombre à un million.

"La vidéosurveillance est une nécessité face au terrorisme, et un atout contre l'insécurité", déclare la ministre de l'Intérieur dans Le Monde, daté du 13 octobre. "Je compte donc tripler le nombre de caméras en moins de trois ans, d'ici à fin 2009", ajoute-t-elle.

Selon Michèle Alliot-Marie, "l'opinion publique est prête" aujourd'hui à accepter une généralisation de ces systèmes, y compris le projet de recourir aux drones pour prévenir les violences urbaines dans les banlieues.

Un député PS de Seine-Saint-Denis, Daniel Goldberg, s'était alarmé jeudi du projet de développer ces engins légers de surveillance aérienne pour surveiller les "quartiers", y voyant une stigmatisation des habitants des banlieues.

Selon Le Monde, l'inspection générale de l'administration évalue à 340.000 le nombre actuel de caméras autorisées, qui passeraient donc à plus d'un million d'ici fin 2009. A Paris, la RATP devra porter le nombre des caméras à 6.500, en améliorant la qualité des images disponibles pour la police. En province, sur 230 villes, seules 53 sont raccordées aux centres de commandement de police.

BAISSE DE LA DELINQUANCE

Michèle Alliot-Marie a donc chargé les préfets "d'encourager le transfert des images de vidéosurveillance dont disposent les municipalités, d'ici à la fin de l'année." Le ministère de l'Intérieur prendra à sa charge les frais, estimés à quatre millions d'euros.

"Ce projet entre dans ma stratégie pour faire du ministère de l'Intérieur un grand ministère moderne de la sécurité intérieure", explique Michèle Alliot-Marie.

Priée de dire si le développement de la vidéosurveillance et, demain, le recours aux drones, ne risquent pas de braquer l'opinion, la ministre souligne que les derniers attentats à Londres ont été évités grâce au système anglais de vidéosurveillance, "dix fois plus développé que le nôtre." A ses yeux, ce secteur est resté "à un état relativement embryonnaire" en France en raison d'une "sous-estimation des problèmes de sécurité."

Elle estime cependant que les maires de droite comme de gauche sont "de plus en plus conscients de l'appui à la sécurité que ces moyens peuvent apporter" et que des progrès ont été accomplis pour protéger la vie privée.

"Je serai particulièrement vigilante à ce que la sécurité des Français soit toujours assurée dans le respect de leurs libertés", assure-t-elle.
Le Monde du 19 octobre 2007 :

Le géant Internet Google a réalisé au troisième trimestre 2007 un résultat net accru de 45,8 % sur des recettes en hausse de 57 %, des performances supérieures aux prévisions des analystes. Le numéro un mondial de la publicité en ligne a répondu aux espérances des marchés en annonçant un bénéfice net de 1,07 milliard de dollars (750 millions d'euros), contre 733 millions un an plus tôt, avec un chiffre d'affaires de 4,23 milliards contre 2,69 milliards de dollars. Son bénéfice par action (hors exceptionnels) s'est élevé à 3,91 dollars, nettement supérieur aux 3,78 dollars escomptés par les analystes.


Les recettes des publicités placées sur les pages appartenant à Google (moteur de recherche, YouTube, Gmail...) ont représenté 64,53 % des recettes du groupe des 4,23 milliards, à 2,73 milliards (+ 68 % sur un an). Quant à celles provenant des publicités placées sur des sites partenaires (auxquels une commission est ensuite reversée), elles ont rapporté 1,45 milliard (34,27 % des recettes totales), en hausse de 40 %. Les commissions reversées ont alors atteint 1,22 milliard, soit 29 % des recettes publicitaires du moteur de recherche.

Ainsi, sur les neuf premiers mois de l'année, Google a enregistré un chiffre d'affaires de 11,7 milliards de dollars et un bénéfice net de 3 milliards. Sa mainmise sur la recherche sur Internet a fait la fortune de Google qui a su transformer son succès en jackpot commercial, en plaçant à côté des réponses aux recherches effectuées par les internautes des publicités contextuelles (ayant un rapport avec les mots-clés saisis). Les mots-clés sont vendus aux enchères en permanence, un système désormais adopté par tous ses principaux rivaux.

60 % DES RECHERCHES PASSENT PAR GOOGLE

Le groupe capitalise sur son point fort : Google a été utilisé pour 60 % des quelque 61 milliards de recherches sur Internet menées au mois d'août dans le monde, selon une récente étude, loin devant son rival Yahoo! (14 %). Google s'étend par ailleurs de plus en plus à l'international. Sur la période, son activité hors Etats-Unis a représenté 48 % des recettes, contre 44 % il y a un an.

En outre, Google a continué à recruter massivement. Fin septembre, il employait 15 916 salariés à plein temps contre 13 786 fin juin, soit encore 2 130 postes créés sur le troisième trimestre. Par rapport à fin 2006, ses effectifs ont gonflé de 50 %.
Le mois dernier, l'action du groupe a gagné 100 dollars, pour atteindre presque 640 dollars, soit une hausse de 39 % depuis le début de l'année. Certaines sociétés de Bourse pronostiquent dans les prochains mois un cours de 650, voire 700 dollars. Le groupe a désormais la neuvième plus grosse capitalisation boursière des Etats-Unis.
Le 01/02/2008 - 20:21, par Microsoft + Yahoo -
New York Times :

http://dealbook.blogs.nytimes.com/2008/02/01/microsoft-makes-446-billion-for-yahoo/index.html?hp
Microsoft said Friday that it would offer $44.6 billion for Yahoo, the ailing search giant. The surprise offer of $31 a share represents a 62 percent premium to Thursday’s clsoing share price. Yahoo shareholders could elect to receive either cash or stock.

The proposed acquisition, the largest ever by Microsoft, would give some relief to Yahoo’s long-suffering shareholders, who have seen the company’s stock slide nearly 32 percent this year. It would also create the most formidable competitor yet for Google, the search engine giant.

“This proposal represents a compelling value realization event for your shareholders,” Steven A. Ballmer, Microsoft’s chief executive, said in a letter to Yahoo’s board sent Thursday.

Rumors had long persisted that Microsoft might make a bid for the company. In its letter, Microsoft said that the two had held talks early last year, exploring a range of collaborative efforts up to and including a merger. But Yahoo had rebuffed a takeover proposal.

Microsoft’s announcement was unsolicited and its premium unusually high, marking it as an aggressive bid that could turn hostile. Shares in Yahoo jumped nearly 59 percent in pre-market trading Friday, reflecting investors’ apparent wild enthusiasm for the deal.

Yahoo, one of the early Internet giants, remains one of the biggest companies on the Web. Its main site attracts the largest amount of traffic of any Web site, and many of its services, like Yahoo Mail, are immensely popular as well.

Microsoft has sought to improve its distant third position by making a series of acquisitions, notably by buying the online advertising company aQuantive for $6 billion.

But Yahoo has floundered as the company failed to take online advertising revenue from Google. It ousted Terry Semel as its chief executive last June but remained as nonexecutive chairman. (He is leaving the board, the company said Friday.)

Yahoo reinstalled a co-founder, Jerry Yang, at the top on an interim basis; he promised to begin a turnaround within 100 days.

But the company has not improved appreciably since then. It reported a drop in quarterly profits on Tuesday and said it would cut 1,000 jobs.

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